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Wolfsburg était vrai : le traumatisme klinsmann, 17 ans après

Le 4 avril 2009, une date gravée dans l’histoire du football allemand. Le VfL Wolfsburg, improbable favori, s’imposait sur le terrain du géant, le Bayern Munich, dans une déconvenue fulgurante qui allait sceller le destin de Jürgen Klinsmann à la tête du club bavarois.

Une anomalie inattendue

La saison 2008-2009 avait été marquée par l’ascension fulgurante de Wolfsburg, mené avec une main de fer par Felix Magath. Alors que le Bayern, sous Klinsmann, affichait des signes de faiblesse, cette rencontre à l’Allianz Arena représentait un tournant décisif. Les bookmakers, majoritairement, avaient placé leurs paris sur une victoire bavaroise, une prédiction qui s’avéra être une illusion.

L’ambiance était électrique. Les supporters des Wolves, galvanisés par l’euphorie d’une saison hors norme, voyaient leur équipe se dresser face à un rival historique, dans une situation inédite : les deux équipes étaient à égalité de points, en lutte pour la place de leader avec Hertha Berlin. Un scénario digne des plus belles histoires de football.

Le massacre de wolfsburg

Le massacre de wolfsburg

Le match fut une humiliation pour le Bayern. Dès la 44e minute, Christian Gentner ouvrait le score. La riposte bavarois fut immédiate, avec un but de Luca Toni. Mais la véritable catastrophe commença alors. En seulement 14 minutes, Edin Dzeko (63e et 66e), puis Grafite (74e et 77e) réduisirent le Bayern en miettes, offrant à Wolfsburg un triomphe écrasant et symbolique. Un 5-1 qui sonnait le glas du projet Klinsmann.

Grafite, légende locale

Grafite, légende locale

Le but de Grafite, un coup franc magistralement frappé à 35 mètres, est devenu une légende. Le brésilien, avec une nonchalance déconcertante, contourna Ottl, Breno, Rensing et Lahm avant de placer le ballon au-dessus de la barre, laissant l'adversaire impuissant. Un but d'une beauté et d'une difficulté exceptionnelles, qui allait lui valoir le titre de but de l'année et celui de meilleur buteur de la saison 2008-2009.

Magath, l

Magath, l'ironie amère

Felix Magath, après la rencontre, ne se retint pas. Il remplaça même son gardien titulaire, André Lenz, pour un geste provocateur, évoquant un engagement « à une occasion propice », une manière d’exprimer sa rancune envers son passé à Bayern Munich. Les réactions furent vives, avec des critiques acerbes de Mark van Bommel et une ironie mordante de Udo Lattek.

Un déclencheur

Ce match fut un véritable déclencheur. Le Bayern, humilié et désemparé, se résigna à renoncer à tout titre. Jürgen Klinsmann, confronté à un échec cuisant, ne survécut pas à cette debacle, mettant fin à son aventure à la tête du club. Wolfsburg, quant à lui, allait unifier les titres, devenant champion d’Allemagne à l’été 2009. Une victoire qui restera gravée dans l'histoire comme un symbole de l’audace et de la capacité de surprendre dans le football.