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Wierer, l'adieu surprise à l'olympisme : une carrière au bout du rouleau ?

Dorothée Wierer, la virtuose italienne du biathlon, a annoncé sa retraite sportive juste après les Jeux Olympiques de son pays. Une fin de carrière inattendue, avoue-t-elle elle-même, dans un podcast où elle se dit stupéfaite d'avoir même atteint le niveau olympique après des années d'une intensité épuisante. Le sport perd une figure emblématique.

Une décennie d

Une décennie d'efforts, une course contre la montre

Championne du monde du sprint en 2017 et 2019, double lauréate de la Coupe du Monde générale, Wierer a connu des périodes de forte pression. Le doute, l'envie d'arrêter, l'ont souvent taraudée. Elle le confesse dans l'émission Extrarunde : « Je ne sais pas comment j'ai fait. Les dernières années ont été tellement éprouvantes. On n'avait jamais vraiment le temps de réfléchir, on était dans un engrenage constant, entre compétitions et entraînements. Et puis, d'un coup, les années ont filé. »

L'athlète italienne, connue pour sa précision au tir et sa rapidité en ski, a trouvé une certaine sérénité dans cette retraite. Elle quitte le monde du biathlon avec un sentiment d'accomplissement, consciente d'avoir donné tout ce qu'elle avait à offrir. Les Jeux de Milan-Cortina d'Ampezzo ont offert à Wierer un cadre prestigieux pour dire adieu à la compétition. La médaille d'argent en relais mixte et ses solides performances en individuel, avec une cinquième place, témoignent de son talent intact jusqu'au bout.

Mais ce qui frappe, au-delà des titres et des médailles, c'est cette lucidité sur l'épuisement. Wierer ne cache rien : le haut niveau est une usure constante, un sacrifice personnel immense. Une prise de conscience qui pourrait bien nourrir le débat sur les exigences du sport professionnel et le bien-être des athlètes. Elle a terminé sa carrière sur un coup de chapeau, mais cette retraite révèle une réalité souvent ignorée : l'effort intense finit toujours par laisser des traces.