Ucla couronne un triomphe historique au march madness féminin
Le basket féminin universitaire a vu son nouveau sommet dimanche soir : les UCLA Bruins ont décroché leur premier titre national depuis 1978, pulvérisant les South Carolina Gamecocks 79 à 51. Une victoire éclatante qui met fin à une longue attente et réécrit l'histoire d'une équipe autrefois éclipsée par son homologue masculin.
L'héritage de jáquez et l'ascension de betts
Gabriela Jáquez, omniprésente avec 21 points et 10 rebonds, a mené les Bruins vers la gloire. Sa performance, d'autant plus remarquable qu'elle est la sœur de Jaime Jáquez Jr., star des Miami Heat, incarne la résilience et la détermination. Les deux frères, bien que nés en Californie, représentent fièrement le Mexique sur la scène internationale. Mais il ne faut pas oublier Lauren Betts, la pivot vitorienne, désignée MVP de la Final Four. Née au Pays Basque alors que son père, Andrew Betts, évoluait sous les couleurs du Baskonia, Betts a ensuite enrichi son parcours en Espagne, passant par le Real Madrid et le Joventut Badalona.
La domination des Bruins a été totale tout au long du tournoi. Ils n'ont jamais concédé l'avantage au tableau d'affichage, une statistique qui témoigne de leur préparation méticuleuse et de leur confiance inébranlable. Après une défaite amère face aux UConn Huskies l'année précédente, les Bruins ont juré de se racheter. La saison actuelle, jalonnée d'une seule défaite en 36 matchs, a été le fruit d'un travail acharné, culminant avec une élimination impitoyable des Texas Longhorns en demi-finale.
Face à South Carolina, les Bruins ont imposé leur loi dès le début du match, creusant un écart significatif dès la première mi-temps (36-23). Le coaching de Dawn Staley, pourtant réputé, n'a trouvé aucune solution pour contrer l'intensité et la précision des Bruins. Le score de 48-26, illustrant l'ampleur de la domination UCLA, a forcé Staley à demander un temps mort, un signe de détresse dans les rangs des Gamecocks, pourtant triple championnes (2017, 2022, 2024).
Le triomphe des Bruins n'est pas seulement une victoire sportive, mais une consécration de leur mentalité et de leur préparation. Gabriela Jáquez l'a elle-même exprimé : « Terminer ainsi, c'est tout. C'était le plan, et nous l'avons accompli. La force de l'esprit est incommensurable ». Une déclaration qui résume parfaitement l'état d'esprit d'une équipe qui a transformé la déception en triomphe, et qui s'est préparée pour ce moment depuis le 25 septembre dernier.

Un héritage basque au service du triomphe
L'histoire de Lauren Betts, née à Vitoria-Gasteiz, illustre la richesse du basketball international et son impact sur le Sport universitaire américain. L'empreinte du Baskonia, club emblématique du Pays Basque, se retrouve ainsi inscrite dans les annales du March Madness.
La finale s'est achevée sur un score de 79-51, un verdict sans appel qui consacre l'ascension fulgurante des UCLA Bruins. Une nouvelle ère commence pour le programme féminin de UCLA, marqué par la détermination, le talent et une fierté palpable.
