Soutane : des propos infâmes sur le real madrid et ses joueuses
Le monde du football féminin est secoué par une affaire d'outrage surréaliste. Le podcast controversé La Sotana, connu pour son ton provocateur et son humour noir, a balayé toute décence en publiant les attaques verbales d'un de ses collaborateurs, Joel Díaz, envers le Real Madrid et plus particulièrement son équipe féminine. Un épisode qui, au-delà du simple scandale, soulève des questions fondamentales sur le respect, la place des femmes dans le Sport et les limites de l'humour en ligne.
Un flot d'injures inqualifiables
Les propos de Joel Díaz, qualifiés de « canon du Real Maligno » par l'émission, sont d'une violence inouïe. Il n'hésite pas à qualifier les joueuses du Real Madrid de « filles de la grande pute », une invective qu'il étend aux joueurs de l'équipe masculine. L'intensité de ses propos est telle qu'il simule même un coup de poing en évoquant Athenea del Castillo, une jeune attaquante madrilène. Ce qui frappe, c'est l'absence totale de remords ou de recul, une volonté affichée de choquer pour le simple plaisir de choquer.
L'affaire prend une dimension supplémentaire avec l'attaque personnelle d'Athenea del Castillo, dont on lui attribue une visite au Valle de los Caídos, un lieu chargé d'histoire en Espagne. Ces attaques, relayées massivement sur les réseaux sociaux, ont suscité une vague d'indignation parmi les supporters et les acteurs du monde du football.

Au-delà des mots, une culture toxique
Si l'on pouvait attribuer ces propos à un simple excès de zèle, il est difficile d'ignorer le contexte dans lequel ils ont été tenus. La Sotana se targue d'être une « radio en direct qui vous entre par le rectum », un slogan qui en dit long sur son approche décalée et provocatrice. Mais là, la ligne est franchie. La virulence des attaques, l'absence de modération et la présentation de ces propos comme un « canon » témoignent d'une culture toxique qui banalise le sexisme et la violence verbale.
Le fait que le podcast se concentre presque exclusivement sur le FC Barcelone et Lionel Messi ne fait qu'exacerber le conflit. Joel Díaz ne se contente pas d'attaquer le Real Madrid, il en fait un symbole du « Real Maligno », une expression péjorative utilisée par les supporters barcelonais. Il exprime même le souhait que le Barça devienne le « Madrid du football féminin », révélant une ambition démesurée et une rivalité exacerbée.
La réaction d'Athenea del Castillo, qui a dénoncé ces attaques comme une « manque de respect » et affirmé qu'elles ne l'atteignent pas, est un témoignage de force et de dignité. Elle a souligné qu'elle se moquait de ces tentatives de déstabilisation, un message clair qui appelle à l'intégrité et au respect dans le monde du Sport.
Il est temps que les plateformes de diffusion et les producteurs de contenus prennent leurs responsabilités et sanctionnent les propos haineux et sexistes, afin de préserver l'intégrité du Sport et de protéger les femmes qui y pratiquent. L'humour ne saurait justifier l'injure et la diffamation.
