Smalley, l'outsider qui éclipse rahm au major

Alex Smalley, un nom jusqu'ici méconnu, s'impose en tête du Masters après une journée d'enorme résilience. L'Américain, ancien étudiant en sciences de l'environnement à Duke, a réalisé un score spectaculaire de 68 coups (204 au total, -6), propulsant le Rochester en tête du classement, avec une avance confortable sur Jon Rahm.

Un début de parcours semé d'embûches

Si Smalley a connu un deuxième tiercé impressionnant, ponctué de coups qui rappellent celui d'un Rocky Balboa, il avait pourtant démarré son épreuve avec trois bogeys lors des quatre premiers trous. Un défi relevé avec une détermination surprenante, prouvant qu'il était bien prêt à se battre pour le prestigieux trophée Wanamaker.

Le vendredi, il lui avait même confié sa modestie : « Je ne suis pas très à l'aise sous les projecteurs, je m'habitue encore à jouer devant de grands parieurs lors de ces tournois ». Aujourd'hui, il s'est montré intraitable, incapable d'être dissimulé par le day D.

Une saison prometteuse et un classement en mutation

Une saison prometteuse et un classement en mutation

Son parcours au PGA Tour est en pleine ascension : 12 cuts terminés sur 13, dont cinq « top 25 » consécutifs et un T-2 au Zurich Classic le mois dernier. Bien qu'il n'ait jamais remporté de tournoi, son classement actuel est désormais le 78ème, une progression notable. Mais la concurrence est rude. Rahm, Aberg, McIlroy, Reed, Schauffele, Scheffler, Koepka… et surtout, le jeune prodige espagnol David Puig, qui a signé un +1 et partage désormais le 209 avec le numéro 1 mondial. Un joueur aux ambitions claires, prêt à se battre pour un top 10 qui pourrait propulser sa carrière.

Scheffler, un jeu patient et une stratégie surprenante

Scheffler, un jeu patient et une stratégie surprenante

Scheffler, lui, a géré son jeu avec une approche plus pragmatique, témoignant d'une certaine nonchalance face à la densité du leaderboard. « J'ai eu une bonne journée, en conservant ma place dans la course », a-t-il déclaré. « Beaucoup de bons coups, des putts proches du trou… C’est comme jouer à la loterie avec des greens très pentus et beaucoup de vent. » Un sentiment partagé par tous les concurrents. La course promet d'être explosive, avec 43 joueurs à seulement six coups d'un sur le Wanamaker.

Un final inattendu

Un final inattendu

L'issue de ce Masters reste incertaine, mais une chose est sûre : Alex Smalley a mis le feu au feu. Son ascension fulgurante témoigne d'une détermination sans faille et d'une capacité à se surpasser dans les moments cruciaux. Ce n'est pas un événement, c'est une révolution.