Séville : le cauchemar continue, le ventre mou se rapproche

Oviedo. Un nom qui restera gravé dans les mémoires sévillanes comme le théâtre d'une nouvelle humiliation. Luis García Plaza, censé insuffler un vent de fraîcheur, a assisté impuissant à la confirmation d'une spirale descendante qui menace désormais l'existence même du club. La défaite face au dernier de la classe n'est pas tant un revers sportif qu'un symptôme d'un malaise profond, d'une équipe dénuée d'énergie et d'idées.

Huit finales à mort, un destin incertain

Huit finales à mort, un destin incertain

Les huit rencontres restantes ressemblent à autant de confrontations capitales. Atlético de Madrid, Real Sociedad, Espanyol, Real Madrid à domicile ; Levante, Osasuna, Villarreal et Celta à l'extérieur. Un calendrier infernal, face à des adversaires qui se battent pour l'Europe ou, au mieux, pour se maintenir. Et pour couronner le tout, la douloureuse défaite initiale face au Levante, déjà, à domicile. La situation est critique, et les conséquences d'une relégation seraient catastrophiques, tant sur le plan sportif que financier.

Le bilan est accablant. Seulement deux victoires en deuxième mi-temps, un ratio lamentable qui trahit un manque de constance et de mordant. Les mêmes erreurs, répétées inlassablement, condamnent le Séville FC à un lent suicide. L'arrivée de García Plaza, après près de deux semaines de travail, n'a pas encore permis de débloquer la situation, ni de trouver la clé pour réveiller une équipe somnolente.

Un chiffre glaçant : zéro tir au but. Oui, vous avez bien lu. Le Séville FC n'a pas enregistré un seul tir cadré lors de son déplacement à Oviedo. Un record négatif, qui souligne la stérilité offensive de l'équipe. Face à cela, Oviedo, lanterne rouge, a réussi à cadrer quatre de ses sept tirs, mettant Odysseas Vlachodimos à contribution. Une statistique qui révèle un problème structurel, un manque d'ambition et de confiance.

García Plaza entre désormais dans l'histoire, mais pour les mauvaises raisons. Il est le premier entraîneur du Séville FC à voir son équipe s'incliner sans un seul tir au but depuis au moins la saison 2003-04. Et ce n'est pas tout. Cette défaite est la troisième face à un promu ou relégué cette saison, une première dans l'histoire du club.

Les joueurs, visiblement dépassés, ont également récolté les fruits de leur discipline. Nianzou, expulsé en première période, manquera le choc face à l'Atlético. Carmona, Salas et Bueno ont également reçu un carton jaune, plaçant le Séville FC en tête du classement des équipes les plus sanctionnées de la Liga, à égalité avec le Getafe.

Avec seulement 31 points en 30 rencontres, le Séville FC égalise son plus mauvais total du siècle. L'heure est à la lucidité et à la réaction. Corriger les lacunes défensives et offensives, redonner de l'envie et de la confiance aux joueurs. La route est encore longue, mais chaque match est désormais une question de survie. Le Séville FC est au bord du précipice.