Roma : gasperini mise la pression sur l'inter, mais l'avenir reste incertain
L'ambiance est électrique à Rome. Gian Piero Gasperini, l'entraîneur de l'AS Roma, a lancé un défi direct à l'Inter Milan avant le choc de demain à San Siro : une victoire est impérative pour nourrir les espoirs européens, mais l'avenir du tacticien reste enveloppé de brume.
La course à la champions league, un enjeu économique majeur
Gasperini ne cache pas l'importance cruciale d'une qualification pour la Ligue des Champions. « La position au classement conditionnera fortement la saison prochaine », a-t-il admis, soulignant l'impact financier significatif que représenterait une place dans l'élite européenne. La direction du club réfléchit déjà aux prochaines étapes, consciente que les décisions prises aujourd'hui pèseront sur l'avenir, héritage des gestionnaires précédents.
L'entraîneur a esquivé les questions sur son avenir, préférant insister sur la solidité de l'équipe actuelle. « C'est une bonne équipe, qu'il ne faut pas démanteler, mais plutôt améliorer et compléter. Peut-être aurions-nous pu le faire un peu plus cette année, mais les fondations sont solides. » Une déclaration qui laisse planer le doute, même si Gasperini exprime son souhait de rester à la tête de la Roma.
Soulé de retour, Zaragoza en échec : Le milieu de terrain Soulé, absent depuis plusieurs semaines, a participé à l'entraînement et pourrait apporter un nouveau souffle à l'équipe. En revanche, l'apport de Zaragoza jusqu'à présent a déçu. « Je m'attendais à plus de lui », a concédé Gasperini, espérant qu'il puisse enfin faire la différence. La situation de Wesley et Koné reste préoccupante, même si l'évolution est positive par rapport aux premiers diagnostics.
L'attaquant Malen, quant à lui, a séduit tous les observateurs, et sa pérennisation dépendra de l'évaluation économique du club.

Des démons nationaux et une remise en question profonde
Au-delà du match contre l'Inter, Gasperini a abordé la débâcle de la Nazionale. « C'est la troisième fois d'affilé que nous ne nous qualifions pas pour la Coupe du Monde », a-t-il regretté. Il estime qu’il ne s'agit pas d'un problème isolé, mais d’un dysfonctionnement systémique. Remplacer le président ou l'entraîneur ne suffira pas. Il appelle à une refonte globale du système, soulignant que le football italien a perdu de sa compétitivité sur la scène internationale.
Il a également écarté la possibilité de prendre la succession de Mancini à la tête de la Nazionale, insistant sur la nécessité d'un réalignement complet pour redonner à l'Italie sa place au sommet. « Viennent toujours des noms à ce moment-là, mais le problème ne concerne pas la figure de l'entraîneur, mais un réajustement total pour rendre nos joueurs compétitifs. »
Et pour conclure, une boutade sur le départ de Conti : « Il était mon idole. Sincèrement, je n'en sais rien. »
L'avenir de Gasperini à Rome reste un sujet de spéculation, mais une chose est certaine : le match contre l'Inter sera déterminant pour l'avenir européen du club et pour la suite de sa propre carrière.
