Radares dynamiques : la dgt intensifie sa surveillance, budget record

La Dirección Générale de la Circulation Routière (DGT) renforce son arsenal technologique avec l'acquisition de quinze nouveaux radars dynamiques, une mesure qui suscite déjà des interrogations quant à son efficacité réelle et son impact sur les conducteurs.

Un investissement colossal pour une technologie de pointe

Un investissement colossal pour une technologie de pointe

Avec un budget de 1,02 million d'euros, la DGT s'équipe de radars de dernière génération, le modèle TruCam II de Tradesegur, capable de détecter et d'enregistrer les infractions de vitesse à des distances impressionnantes. La technologie Lidar, utilisée par ces caméras, permet une identification précise de la plaque d'immatriculation même à 1 200 mètres, bien que l'image la plus nette soit obtenue entre 150 et 300 mètres. L'acquisition de ces équipements, à un coût estimé entre 70 000 et 80 000 euros par unité, s'inscrit dans un plan plus large visant à installer 122 nouveaux points de contrôle d'ici 2025, dont 33 ont déjà été déployés dans 11 communautés autonomes.

Le véritable intérêt de ces radars dynamiques réside dans leur capacité à éviter le phénomène de « freinage » des conducteurs, qui ralentissent leur vitesse uniquement lorsqu'ils aperçoivent un radar fixe. Leur mobilité et leur discrétion, grâce à leur longue portée, permettent une surveillance plus constante et plus étendue du réseau routier. La DGT affirme que ces radars contribueront à réduire significativement le nombre d'accidents liés à la vitesse excessive, un enjeu de sécurité majeur.

Mais la question se pose : l'investissement massif dans cette technologie justifie-t-il les critiques concernant une surveillance accrue et potentiellement intrusive ? Certains observateurs dénoncent une approche axée davantage sur la sanction que sur la prévention, estimant que des campagnes de sensibilisation et une meilleure éducation au code de la route seraient plus efficaces à long terme. La transparence dans le déploiement de ces radars, notamment en termes d'information claire et accessible aux conducteurs, s'avère également essentielle pour garantir l'acceptabilité de cette mesure.

L'installation de ces radars s'inscrit dans un contexte de pression croissante sur la sécurité routière, mais soulève également des questions éthiques et économiques. La DGT devra démontrer que cet investissement conséquent se traduit par une amélioration tangible de la sécurité et une réduction durable des accidents, et non pas simplement par une augmentation des recettes liées aux amendes.