Psv eindhoven : un triomphe précoce et sans appel
Le couperet est tombé dimanche, et il est d’une simplicité désarmante : le PSV Eindhoven est champion des Pays-Bas, avec une avance telle qu'elle confine à l'anomalie. Une énième victoire de Rotterdam, étrangement timide, a validé les comptes, permettant aux joueurs de Peter Bosz de célébrer, confortablement installés sur leur canapé, bien avant la fin officielle de la saison.
Un record écrasé, une domination implacable
Le 8 avril 1978, le PSV avait déjà décroché le titre. Mais cette année, le triomphe est venu plus tôt, une première dans l’histoire de l'Eredivisie. Une démonstration de force qui souligne non seulement la supériorité du PSV, mais aussi, et c'est là le point le plus amer pour les concurrents, leurs difficultés à suivre le rythme. Les designers des maillots de champions avaient donc raison de s'y préparer depuis le début de l'année, confirmés par un 3-0 éclatant face à Feyenoord le 1er février.
Le club néerlandais, malgré un mercato hivernal qui a vu partir des éléments clés tels que Luuk de Jong, Malik Tillman, Noa Lang et Johan Bakayoko, a su se reconstruire autour d'un noyau dur, notamment grâce au travail de Marcel Brands. Ismael Saibari, Joey Veerman, Jerdy Schouten et Guus Til, véritables pierres angulaires de cette équipe, incarnent le football offensif et spectaculaire prôné par Bosz.

Feyenoord et ajax : des crises profondes
Mais le succès du PSV ne doit pas masquer les performances désastreuses de ses rivaux. Feyenoord, sous la direction de Robin van Persie, affiche un bilan inquiétant, avec un point par match inférieur à celui du Willem II en 1998-99. Leur incapacité à briller lors des confrontations directes avec le top 6 est un symptôme d'un manque de constance et d'équilibre. Quant à l'Ajax, après une saison de reconstruction sous Francesco Farioli, le club d'Amsterdam peine à retrouver ses repères, malgré les changements de banc. Seuls douze de leurs vingt-huit premiers matchs de championnat ont été remportés, un chiffre qui rappelle les difficultés rencontrées en 1964-65.
L’absence de réaction de l'Ajax, malgré l'arrivée d'Oscar Garcia, et le manque de mordant de Feyenoord, soulignent un fossé grandissant avec le PSV. La domination de ce dernier est d'autant plus impressionnante qu'elle s'est construite sur un jeu fluide et efficace, capable de faire la différence même face aux meilleures équipes du pays.
Le PSV Eindhoven ne s'est pas contenté de gagner le titre, il l'a écrasé. Une saison à marquer de tous les feux, qui confirme la place du PSV au sommet du football néerlandais, et laisse ses concurrents avec un goût amer de regret.
