Politano, bourreau milanais : une histoire d'amour-haine au maradona

Naples a éteint les rêves de Scudetto du Milan AC hier soir, et comme souvent, l'homme de la situation s'appelait Matteo Politano. Son tir croisé, impitoyable, a scellé le sort des Rossoneri, renforçant une statistique troublante : Politano est leur cauchemar personnel, un adversaire contre lequel il marque avec une régularité déconcertante. Mais cette relation n'est pas née d'une simple rivalité sportive, elle est tissée d'une série d'événements, de buts et de provocations qui ont alimenté une tension palpable entre les deux clubs.

Un début discret à sassuolo, un premier signe avant-coureur

L'histoire commence en 2016, lorsque Politano, alors sous les couleurs de Sassuolo, inscrivait son nom dans les annales d'un match à San Siro. Un but improbable, fruit d'une erreur de De Sciglio, permettait à Sassuolo de ramener un point précieux. Ce n'était qu'un premier avertissement, un murmure d'une malédiction à venir. L'année suivante, alors que Gattuso tentait de redresser le Milan, Politano récidivait, cette fois d'une frappe lointaine qui privait les Rossoneri d'une victoire.

Puis vint l'Inter, où Politano passa un peu plus d'une saison sans trouver le chemin des filets contre le Milan. Une pause trompeuse dans une saga qui ne faisait que s'intensifier.

Naples : le théâtre des retrouvailles et des souffrances milanaises

Naples : le théâtre des retrouvailles et des souffrances milanaises

En janvier 2020, le transfert à Naples marqua un tournant. Politano retrouvait la sensation de marquer contre le Milan, et avec une intensité grandissante. En mars 2021, son but décisif dans un Meazza fantomatique, à cause du Covid, privait Pioli du titre. Un coup de maître qui résonne encore dans les esprits des supporters milanais.

L'année suivante, à San Siro, Politano sur un penalty, enfonçait un peu plus le couteau dans la plaie. Les sifflets de la Curva Rossonera, la provocation du joueur en se portant les mains aux oreilles : une image gravée dans la mémoire des supporters milanais, symbole de cette relation conflictuelle.

Le constat est simple : sur trois saisons, trois buts. Mais toujours au Maradona, terrain de jeu fétiche de Politano face au Milan. Et hier soir, une nouvelle fois, son tir du gauche a brisé les espoirs d'un Scudetto qui s'éloigne inexorablement. L'ami Spinazzola, devant les caméras, ne s'est pas mépris : Politano est la “prédée” favorite du joueur.

Antonio conte, voyant l

Antonio conte, voyant l'évidence : une intuition confirmée

Le coach napolitain, Antonio Conte, avait pressenti la tournure des événements. Il avait communiqué à Politano, avant le match, qu'il le ferait entrer en jeu pour “résoudre la rencontre”. Une prédiction qui s'est avérée stupéfiante, mais qui ne relève pas du miracle. Il suffit d’observer la trajectoire de Politano pour comprendre qu'il semble posséder un talent particulier pour punir le Milan.

Alors que les tifosi milanais invoquent un nouvel attaquant pour renforcer leur attaque, Politano, lui, continue de savourer chaque but, chaque victoire face à son adversaire de toujours. Le Maradona, ce soir, a vibré au rythme de ses exploits, laissant le Milan AC avec un goût amer dans la bouche et une nouvelle blessure à soigner. La question n'est plus de savoir si Politano marquera à nouveau contre le Milan, mais plutôt quand.