Padel et arrêt maladie : la justice française se prononce
Un arrêt retentissant de la justice italienne vient de donner raison à une salariée licenciée pour avoir continué à jouer au padel pendant son arrêt maladie. Une décision qui soulève des questions sur les limites de la reprise d’activité sportive en période de convalescence.
Une affaire qui déroute
L'histoire commence en 2024, lorsque l'employée, âgée de 50 ans, subit une fracture du doigt suite à une chute survenant dans le cadre de ses fonctions au sein d’un supermarché italien. Elle est contrainte de prendre un arrêt pour favoriser sa guérison. Mais l'entreprise, située au nord du pays, ne tarda pas à réagir.
La découverte de la salariée, en pleine partie de padel avec une main bandée, quelques semaines seulement après son accident et son arrêt, déclencha une procédure disciplinaire, culminant par un licenciement sans préavis. Un geste jugé disproportionné par la salariée, qui estimait que sa blessure ne l’empêchait pas de pratiquer ce Sport et que son retour sur le court n’avait aucun impact négatif sur sa rééducation, ni n’augmentait sa durée d’arrêt.

Le corps médical ne l'interdit pas
Les médecins, selon la salariée, se contentaient de lui conseiller d'éviter de porter du poids sur sa main blessée, sans lui interdire aucune forme d'activité sportive. C'est cette nuance qui a permis à la salariée de contester son licenciement, arguant d’un abus de pouvoir de la part de l’employeur.

Un précédent inquiétant
Après un long combat juridique, la justice italienne a finalement donné raison à l'employée, condamnant l’entreprise à verser 18 mois de salaire en compensation. Cette décision du juge souligne une contradiction flagrante : un licenciement pour activité sportive pendant un arrêt maladie est désormais illégal. Un précédent inquiétant, car des cas similaires ont déjà été enregistrés en Espagne, avec des conclusions similaires.
L'affaire met en lumière l'ambiguïté des règles en matière de reprise d'activité après une blessure, et l’importance d'une interprétation prudente des directives médicales. Il est clair qu’une simple recommandation de limitation de charge ne saurait justifier un licenciement.
