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Monte-carlo: zverev réveille le grand chelem en lui, et becker jubile

Alexander Zverev ne déplace pas les foules à Monaco, mais son jeu, lui, commence à faire vibrer les observateurs. Loin du tumulte des tribunes, sur son gazon de toujours, le géant allemand semble enfin apprivoiser les démons qui l’ont freiné si longtemps sur le devant de la scène du Grand Chelem.

Un retour aux sources qui porte ses fruits

Un retour aux sources qui porte ses fruits

Zverev, visiblement détendu et mobile sur son scooter électrique entre son domicile et le club, affiche une sérénité nouvelle. Après des semaines de travail acharné, les signaux sont encourageants. Son premier adversaire, Cristian Garín, ne devrait pas poser de problème majeur sur terre battue, surface où Zverev se sent comme chez lui : « La terre battue fait partie de ma vie depuis que je suis très jeune », a-t-il confié. Mais au-delà du résultat, c’est l’état d’esprit qui compte. Le jeu agressif, les montées au filet, le service-volée. Zverev a retrouvé la joie de jouer et, surtout, la confiance.

Boris becker, son ancien entraîneur, a été particulièrement élogieux dans son podcast. « Son cœur s'emballe », a-t-il déclaré. « Il joue offensif, il est dans le court, il monte au filet. C'est ainsi qu'un Sascha Zverev peut gagner un Grand Chelem. » Un sentiment partagé par Zverev lui-même, qui a laissé entendre que le « fléau du Grand Chelem » pourrait enfin être levé cette année.

Mais l'ombre de Jannik Sinner plane sur le tournoi. L'Italien, actuel numéro un mondial et vainqueur de plusieurs Masters 1000 récemment, a démontré sa supériorité face à Zverev à plusieurs reprises. Un potentiel choc en demi-finale s'annonce explosif. Sinner, qui navigue avec aisance dans le sillage de Carlos Alcaraz, affiche une régularité impressionnante et une capacité à gérer la pression qui inquiète le clan Zverev.

L'objectif de Zverev est clair : accumuler des points et affûter son jeu sur terre battue en vue de Roland-Garros. Monte-Carlo n'est qu'une étape, certes importante, mais pas une fin en soi. L'Allemand sait qu'il doit encore progresser, mais la flamme est rallumée.

Avec une confiance retrouvée et un jeu plus agressif, Zverev se présente à Roland-Garros avec l'ambition de s'inscrire dans la course au titre. La route sera longue et semée d'embûches, mais pour la première fois depuis longtemps, le rêve semble à portée de main. Le souvenir d'un match de rugby pluvieux, où chaque interaction entre les joueurs révèle les enjeux, me rappelle que c'est sur le terrain que l'on comprend vraiment la complexité du sport.