L'inter à un souffle du scudetto : la lazio, gardienne d'un mauvais souvenir

Milan, 7 avril. L'Inter Milan, à l'aube de la fin de saison, se retrouve face à un paradoxe troublant : la cabale. Sept journées à disputer, sept points d'avance sur le Napoli et neuf sur le Milan, et pourtant, le spectre d'une saison passée à errer dans les parages, celle où le titre s'est échappé à quelques crans, plane sur Appiano Gentile.

Un vent de destin souffle sur le vestiaire nerazzurro

L'histoire, elle, est impitoyable. Seule une équipe dans l'histoire de la Serie A a vu un avantage de sept points s'évaporer à sept matchs de la fin : la Lazio d'Eriksson en 1998-99, balayée par un Milan revanchard. Une statistique qui résonne comme un avertissement pour les troupes de Simone Inzaghi. L'entraîneur, visiblement soucieux, cherche à apprivoiser ce destin, à conjurer le mauvais sort.

Massimiliano Allegri, lui, a prématurément renoncé à la course au titre, lâchant qu'il avait « déjà donné ». Une déclaration qui contraste avec la prudence affichée par l'Inter, encore hantée par la déception de l'année dernière, lorsque Conte et ses hommes ont dû laisser filer le titre au profit des Partenopei. Le souvenir de ce cru 2022-2023 est encore vif, et la patience est de mise.

La lazio, un adversaire au parfum de revanche

La lazio, un adversaire au parfum de revanche

Et le calendrier ne facilite pas la tâche. La Lazio, justement, se présente comme un adversaire à double tranchant. Le souvenir de la saison passée, à San Siro, est encore douloureux : un match nul 2-2 dans les dernières minutes, un but de Pedro sur penalty qui avait privé l'Inter de la possibilité de dépasser Naples. Une blessure ouverte, un chapitre douloureux dans l'histoire récente du club.

Le fait que les Nerazzurri puissent célébrer un éventuel Scudetto face aux Biancocelesti, à l'Olimpico, le weekend du 10 mai, ajoute une dimension symbolique particulière à cette rencontre. Il faudrait pour cela qu'ils amassent 15 points sur les huit matchs restants. Un objectif ambitieux, mais le calendrier, bien qu'implacable, semble leur sourire.

Si l'Inter et le Napoli venaient à s'imposer dans tous leurs matchs restants, Chivu se retrouverait toujours avec sept points d'avance à trois journées du terme. Un scénario qui laisserait entrevoir la consécration. Le premier titre de sa carrière d'entraîneur, le quatrième en tout comptant ses trois succès en tant que joueur. Simone Inzaghi doit maintenir le cap, éviter la dérive et dompter ce vent de destin qui souffle sur son équipe.

La Lazio, quant à elle, entend bien jouer les trouble-fêtes.