Le métropolitano, une bombe de rage à chaque match : la colère de madrid ne date pas d'hier
Le Métropolitano, stade symbole d'une opposition viscérale, a explosé hier encore. Les sifflets, les jets de produits, la scène des serviettes hygiéniques… tout a résonné avec la même intensité. Mais derrière cette colère palpable, se cache une histoire complexe, jalonnée de blessures et de rancœurs remontant à 2008.
Les origines d’une haine profonde
L’affaire Marsiglia, en 2008, est le point de rupture. Le rapport dévastateur de l’Olympique de Marseille, accusé de provocations et de racisme, a conduit à la fermeture temporaire du Vicente Calderón. Un événement qui a profondément marqué les supporters de l’Atlético Madrid, qui n’ont jamais pardonné cette décision.
Depuis, les sifflements au hymne de la Champions League sont devenus une tradition, une manière de réclamer justice et de rappeler cette nuit noire. Liverpool, Manchester City, Barcelone… d’autres clubs européens partagent cette même colère, chacun avec ses propres raisons, ses propres frustrations.

Au-delà de julián, une histoire bien plus longue
On évoque souvent le double-touché de Julián Álvarez, mais l’origine de cette contestation est bien plus ancrée dans le passé. La rivalité entre l’Atlético et le FC Barcelone, et en particulier l’affaire des estelades affigées aux gradins du Camp Nou en 2016-2017, a laissé des traces durables.
La sanction infligée au Barça, une amende symbolique et un accord pour autoriser l’affichage des estelades, n’a pas apaisé les tensions. Les supporters catalans ont continué à exprimer leur colère, transformant le sifflement de l’hymne en un acte de résistance.

Des incidents récurrents, des sanctions sévères
L’histoire ne s’arrête pas là. En 2022, un problème de sécurité aux portes du stade de Saint-Denis lors de la finale de la Champions League a entraîné des retards, des charges policières et une série de complications. Les supporters de Liverpool ont vivement critiqué l’organisation de la UEFA, témoignant de la rancœur persistante.
La saison dernière, le Bernabéu a également été le théâtre d’une siffle olympique historique, en signe de protestation contre la décision de ne pas attribuer le Ballon d’Or à Vinicius Jr. Une action qui illustre le profond mécontentement de la direction et de la majorité des supporters madrilènes.
La colère de Madrid ne se dément pas. Chaque match est une nouvelle occasion de réclamer justice et de rappeler les événements qui ont façonné cette rivalité. Un sentiment d’injustice qui ne semble pas prêt à s’effacer.
