La classe moyenne du football européen se rebelle contre la concentration du pouvoir
La classe moyenne du football européen se remet en question après l'annonce d'une nouvelle répartition des ressources financières par la UEFA. L'Union des clubs européens (UCE) a proposé une redistribution des gains de la Champions League et des coupes d'Europe en faveur des clubs de division 1 et 2, au détriment des gros clubs du Big-5.

Une proposition de réforme
L'UCE souhaite réduire la différence entre les clubs qui participent régulièrement aux compétitions européennes et ceux qui ne le font pas. Selon les projections, les clubs de seconde division pourraient passer de 1,1 million à 4,4 millions d'euros, tandis que les clubs participant à la Ligue des champions verraient leur part diminuer de 27 millions d'euros.
Cette proposition vise à éviter que les mêmes clubs dominent les compétitions annuellement, créant ainsi une plus grande compétitivité au niveau national.
La ligue des Pays-Bas, un exemple à suivrePour illustrer sa proposition, l'UCE a cité l'exemple de la Eredivisie. Selon les chiffres, les clubs qui ne participent pas à la Ligue des champions recevraient près de 4,4 millions d'euros, tandis que les clubs participant à ces compétitions verraient leur part diminuer de moitié, à environ 27 millions d'euros.
« Il y a un autre chemin », a déclaré un porte-parole de l'UCE. « Si la UEFA et ses partenaires ont le courage de regarder au-delà de leur intérêt à court terme et de la pression politique des clubs les plus puissants d'Europe, il y a une discussion sérieuse à avoir qui pourrait bénéficier au football européen dans son ensemble ».
