Guardiola, une obsession italienne : le rêve azzurro coûte cher
L’Italie mise sur la sacrée. Une décision audacieuse, susceptible de secouer l’ensemble du football national, et qui prend une tournure surprenante : l’appel à Pep Guardiola. La Fédération italienne explore activement la possibilité d’attirer le technicien de Manchester City, une opération complexe, à la croisée du désir et de la réalité.
Un défi financier colossal
Le principal obstacle réside, bien entendu, dans la question financière. Les salaires demandés par Guardiola, estimés à environ 24,8 millions d’euros bruts, dépassent largement les budgets habituels de la FIGC. Mancini, après l’Euro, avait touché 3 millions nets. Une somme bien inférieure à l’envergure actuelle du Catalan.
Un précédent existe néanmoins : Antonio Conte a bénéficié d’un sponsoring pour une partie substantielle de son salaire en 2014. Une piste explorée, au moins en théorie, par la nouvelle direction de la fédération.

Puma et le spectre de conte
La marque Puma, partenaire privilégié de Guardiola et lien privilégié avec le technicien, pourrait jouer un rôle similaire à celui de son ancien sponsor lors de l’arrivée de Conte. Il ne s’agirait pas simplement de recruter un sélectionneur, mais de bâtir un projet global, capable de relancer l’image d’une Italie rongée par les défaites sportives. Un investissement ambitieux, au-delà de la simple question financière.

L’émotion italienne
Guardiola éprouve une affection particulière pour l’Italie, où il a évolué à Brescia et à Rome. Il parle couramment l’italien et a déjà exprimé son admiration pour le football italien. En 2018, il avait ouvert la porte à une éventuelle collaboration, avec une phrase énigmatique : « Pourquoi pas ? »
Bonucci, l’espoir renaît
Le milieu de terrain Leonardo Bonucci, actuellement impliqué dans le travail fédéral, a récemment alimenté le rêve en déclarant : « Je repartirais avec Guardiola. C’est l’homme idéal pour l’Italie. Bien sûr, ce n’est pas simple, mais rêver ne coûte rien. »
Manchester city, un obstacle majeur
Guardiola est actuellement lié à Manchester City et se prépare à achever la saison en Premier League et en FA Cup. Son avenir reste incertain, bien que des rumeurs évoquent une possible départ. La sélection nationale représente une option séduisante, moins exigeante sur le plan quotidien, mais offrant une compétition intense. Il a même ironiquement évoqué la colère qu'il ressentait envers Bernardo Silva lorsqu'il a annoncé son départ pour le club madrilène.
Un choix stratégique, pas émotionnel
L’Angleterre dispose de Tuchel jusqu’en 2028, et le Brésil a renouvelé Ancelotti jusqu’en 2030. L’Italie espère donc observer attentivement la situation, au cas où l’attrait de Guardiola pour un pays européen se révélait plus fort que les considérations financières. L’opération sera complexe, mais la FIGC semble prête à lancer son appel. Guardiola de Cityzen à azzurro : un projet audacieux, coûteux, et qui pourrait bien secouer le paysage footballistique italien.
