Francfort : can uzun en conflit ouvert avec riera, son avenir en question
La tension monte à Francfort. Can Uzun, jeune prodige allemand d’origine turque, s’est retrouvé inexplicablement sur le banc de touche pendant 90 minutes lors du match nul (2-2) contre Cologne. Mais la surprise a vite laissé place à l’inquiétude, alors que son entraîneur, Albert Riera, a publiquement critiqué le joueur après la rencontre, semant le doute sur son avenir au sein de l’Eintracht.
Un message clair, mais maladroit
Les mots de Riera, lâchés sans ménagement, ont été perçus comme une humiliation par Uzun. Le tacticien espagnol a affirmé que le jeune milieu offensif devait avant tout penser au collectif, et non à sa propre performance. « Il sait ce qu’il doit faire avec et sans le ballon. S’il donne cette priorité à l’équipe, et non à lui-même, il jouera », a-t-il asséné, une remarque qui a fait l’effet d’une bombe dans le vestiaire. Selon des sources proches du club, le joueur a été profondément affecté par cette attaque publique, d’autant plus qu’il était déjà déçu de ne pas avoir eu l’opportunité de jouer.
Riera, qui avait pourtant déclaré quelques jours auparavant qu’il souhaitait « donner de l’amour » à ses joueurs, a continué sur sa lancée, expliquant qu’il recherchait des joueurs « complets », capables de contribuer aussi bien offensivement que défensivement. Une exigence qui semble particulièrement s’appliquer à Uzun, dont le travail défensif a toujours été pointé du doigt, même sous l’ère Toppmöller.
Mais la réalité est plus nuancée. Uzun, malgré quelques périodes d’inconstance, a été l’un des joueurs les plus prolifiques de l’Eintracht en attaque cette saison, avec 8 buts et 5 passes décisives en 20 apparitions, malgré plusieurs blessures.

Un avenir incertain et un intérêt italien
L’affaire a pris une dimension inattendue lorsque, selon des informations de Bild, Uzun envisage sérieusement un départ dès l’été prochain. Le joueur, qui rêve de faire partie de la sélection turque à la prochaine Coupe du Monde, ne pourrait accepter une situation comme celle-ci sur la durée. L’AC Milan, attentif à son talent, aurait déjà manifesté un intérêt concret, ce qui pourrait ouvrir la voie à un transfert.
Si l’Eintracht espérait vendre son jeune prodige pour au moins 80 millions d’euros, un départ estival lui vaudrait probablement une somme plus modeste, estimée entre 40 et 45 millions d’euros, une perte potentielle significative pour les finances du club. La gestion de Riera, aussi tranchante soit-elle, pourrait donc s’avérer coûteuse. L’avenir de Can Uzun à Francfort est désormais suspendu à une décision cruciale, qui pourrait bien bouleverser l’équilibre de l’équipe.
