Ferrero hésite : retour au coaching ou nouvelle aventure ?
Juan Carlos Ferrero, l'ancien mentor de Carlos Alcaraz, semble jouer avec les nerfs des équipes du tennis mondial. Alors qu'il explorait une collaboration en tant que mental coach dans le golf, l'Espagnol laisse entendre qu'une nouvelle mission dans le monde du tennis pourrait bien l'attirer, mais pas si vite.
Une pause bienvenue après la séparation d'alcaraz
Après une collaboration intense et fructueuse avec Carlos Alcaraz, s'achevant début 2026, Ferrero a clairement indiqué qu'il avait besoin d'une période de respiration. Les offres se sont multipliées, selon ses propres dires, mais le manque d'une véritable étincelle l'a freiné. "J'ai besoin de sentir l'envie, la motivation de reprendre", confie-t-il à Marca. Il ne se sent pas encore prêt à plonger tête baissée dans un nouveau projet à plein temps.

Les tensions avec alcaraz : un manque de discipline ?
Les raisons de la séparation avec Alcaraz, bien que non explicitement exprimées, laissent transparaître des divergences de vues sur l'approche du jeu et la discipline. Ferrero aurait souhaité une concentration à 100% sur le tennis, un engagement total, tandis qu'Alcaraz semblait plus porté vers une vie plus détendue après les tournois du Grand Chelem. On se souvient d'ailleurs de ses plaintes sur le court à Miami, exprimant son épuisement et son envie de rentrer chez lui. Une mentalité que Ferrero estime préjudiciable à une carrière au sommet.

Zverev dans le viseur, sinner et djokovic à surveiller
Malgré ses hésitations, Ferrero observe attentivement la scène. Il ne sous-estime pas l'ascension de Alexander Zverev, qu'il qualifie de "très proche" du trône. "Zverev a démontré qu'il pouvait rivaliser, et il faut également garder un œil sur un Fritz inspiré et, bien sûr, sur Djokovic, qui reste une force constante", analyse-t-il. Le niveau est élevé et la compétition féroce, d’où la nécessité d'une discipline de fer pour espérer détrôner les meilleurs.

Un exemple de motivation : angel ayora
Paradoxalement, c'est dans le golf, avec son nouveau protégé Angel Ayora, que Ferrero trouve une source d'inspiration en matière de motivation. "C'est surprenant, mais Ayora, à seulement 21 ans, possède une détermination et une concentration impressionnantes. Il sait parfaitement ce qu'il faut faire pour atteindre ses objectifs", souligne Ferrero, soulignant un contraste frappant avec les attitudes parfois moins professionnelles qu'il a pu observer chez les jeunes joueurs de tennis.
Le tennis mondial attend donc de voir si Ferrero succombera à la tentation d'un retour, ou s'il continuera à explorer d'autres horizons. Une chose est sûre : son regard perspicace sur le jeu restera précieux pour tous ceux qui suivent de près l'évolution de ce sport.
