Federcalcio: l'ombre des anciens joueurs plane sur l'élection

Milan s'agite. Alors que le scrutin pour la présidence de la Fédération italienne de football (FIGC) approche – le 22 juin –, une idée persistante refait surface : celle d'un ancien joueur occupant le fauteuil de la direction. Une proposition séduisante, certes, mais déjà revisitée à plusieurs reprises, et jamais véritablement aboutie.

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L'héritage de weah et autres pionniers

L'Italie n'a jamais connu un tel cas, contrairement à d'autres nations où des figures emblématiques du terrain ont franchi le Rubicon pour s'asseoir aux commandes de leur fédération. George Weah en Liberia, Savicevic en Monténégro, Boniek en Pologne, Shevchenko en Ukraine : des exemples qui démontrent qu'un joueur doté d'une vision stratégique et d'une solide compétence peut apporter une contribution précieuse. L'essentiel, cependant, réside dans la capacité à éviter qu'un tel profil ne devienne une simple marionnette entre les mains de manipulateurs.

Giovanni Malagò, figure centrale du paysage sportif italien et candidat sérieux à la présidence de la FIGC, semble ouvert à cette perspective. Il a toujours valorisé l'expertise des athlètes, comme l'attestent ses relations avec Federica Pellegrini et Diana Bianchedi. L'histoire de son passage au sein du Coni, avec Alessandro Costacurta en tant que sous-commissaire, témoigne de sa conviction : un ancien joueur peut insuffler un nouveau souffle à une fédération en crise.

Mais l'équation est complexe. Paolo Maldini, autre nom auréolé d'une aura légendaire, est également courtisé. Son expérience, sa stature, le rendent séduisant, même pour le ministre des Sports, Abodi. La question est de savoir s'il acceptera de se mesurer à Malagò, surtout au regard de la présence de son fils dans un club de Serie A.

Alessandro Del Piero, l'emblématique numéro 10 de la Juventus, a récemment exprimé ses préoccupations lors d'une interview à Sky Sport. Il insiste sur la nécessité d'une équipe soudée, d'un projet cohérent et d'un renouveau des secteurs de jeunes, point faible récurrent du football italien. “Ce qui est nécessaire maintenant, c'est de vouloir réagir et repartir, et il n'y a qu'une seule méthode : se remettre en jeu, travailler et étudier” a-t-il déclaré, mettant en lumière les lacunes structurelles qui freinent l'essor du football italien.

Demetrio Albertini, figure de proue de l'Assocalciatori, est également pressenti. Son nom est souvent associé à celui de Damiano Tommasi, et il incarne la continuité avec le passé, une qualité que certains pourraient apprécier. Mais l'avenir nous dira si un ancien joueur trouvera réellement sa place dans cette course au pouvoir.

L'annonce officielle d'un candidat provenant du monde du football pourrait survenir à quelques jours de la clôture des candidatures, le 13 mai. Un coup de théâtre attendu, qui pourrait bien redéfinir les contours de cette élection cruciale pour l'avenir du football italien. La patience sera de mise.