Ducati et márquez : la crise s'intensifie avant le grand prix d'espagne

Le tableau est sombre pour Ducati et Marc Márquez. Après trois Grands Prix marqués par des difficultés persistantes, le constructeur italien et son pilote vedette font face à un défi majeur avant l'étape cruciale en Espagne. Loin des performances attendues, le duo devra impérativement réagir pour ne pas compromettre davantage ses ambitions au championnat.

Un point de rupture avant jerez ?

Il y a un an, Márquez traversait également une période compliquée avec Ducati, marquée par des chutes à Austin et Jerez. Pourtant, ces erreurs avaient été transformées en une dynamique positive qui l'avait mené vers un neuvième titre. L'histoire semble différente en 2024. La GP26, loin d'être la moto dominante, et les difficultés de Márquez à retrouver une constance de pilotage optimale, créent une situation préoccupante.

Davide Tardozzi, directeur sportif de Ducati, ne mâche pas ses mots : « Nous devons être plus prudents dans nos choix, comprendre ce que demandent nos pilotes. » La franchise est de mise à Borgo Panigale, où l'on refuse de chercher des excuses. Gigi Dall'Igna, le patron du département course, a diagnostiqué clairement : « Il y a du travail à faire. »

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L'équation technique : aprilia met la pression

Le défi technique est indéniable. Aprilia, avec ses quatre pilotes, a développé une moto remarquablement stable, capable de rivaliser avec les leaders du championnat, Bezzecchi et Martín. Ai Ogura, pilote satellite, est même parvenu à se montrer menaçant, comblant un écart de performance impressionnant, sept à huit dixièmes de seconde par rapport à Ducati. Tardozzi a souligné l'ampleur de ce progrès : « Nous ne gagnons qu'une ou deux dixièmes. C'est un grand pas en avant pour eux. »

« Nous attendons des ingénieurs », insiste Tardozzi. Un retour à la moto de 2023 ou 2024 semble improbable, mais une machine plus docile, mieux adaptée aux pilotes, est impérative. « Marc et Bagnaia ont besoin d'une moto qui leur facilite la tâche », ajoute-t-il.

Márquez : un pilote à l

Márquez : un pilote à l'image de sa machine

L'autre élément clé est, bien évidemment, Marc Márquez. « L'analyse est claire : Marc n'est pas à 100 %, » admet Tardozzi. Il y a une part de responsabilité pour la moto, mais aussi une nécessité pour le pilote de retrouver son meilleur niveau. Les moments de brillance, comme le sprint victorieux au Brésil ou les batailles avec Acosta et Di Giannantonio, témoignent du potentiel de Márquez. Tardozzi se souvient : « Lors de la première moitié de la course à Austin, il a réalisé cinq ou six tours exceptionnels, distançant Bagnaia et Bastianini de huit dixièmes à un seconde. » Une performance qui confirme que, lorsqu'il est en forme, Márquez reste un prétendant sérieux au titre.

La vérité, c'est que Ducati est sous pression. L'équipe devra trouver des solutions rapides et efficaces avant le Grand Prix d'Espagne, sous peine de voir ses ambitions s'éloigner irrémédiablement. Le talent de Márquez et l'ingéniosité de Ducati sont là, mais il reste à voir si ces deux forces sauront se conjuguer pour redresser la barre.