Coello et tapia : la fébrilité persiste malgré la qualification
Bruselas a été le théâtre d'un Padel Premier d'une intensité rare. Arturo Coello et Agustín Tapia, considérés comme les favoris incontestés, ont encore une fois démontré qu'ils ne sont pas invincibles, décrochant leur billet pour les demi-finales avec une sueur froide et des sensations loin de celles de leurs concurrents.
Une paire nieto-sanz redoutable complique la route des 'golden boys'
Le duo espagnol Nieto et Sanz, déjà vainqueur en finale des Tour Finals 2024, a livré un match de haute volée, exploitant les hésitations de Coello et Tapia. La première manche s'est soldée par un tie-break haletant, ponctué d'erreurs coûteuses du numéro un mondial. Mais loin de s'effondrer, Nieto et Sanz ont su capitaliser sur ces faiblesses, remportant le deuxième set 7-5 et mettant les champions du monde sous pression. La fatigue a fini par rattraper les 'Golden Boys', qui ont concédé le troisième set 6-3, malgré une victoire finale acquise avec un certain soulagement.
Mais le véritable spectacle de la journée est venu des performances étincelantes de Yanguas et Stupaczuk. Avec un Mike Stupaczuk en état de grâce, le duo a atomisé Campagnolo et Bautista (6-1, 6-2), affichant une maîtrise impressionnante et relançant leur projet après une déconvenue à Newgiza. La démonstration de force de Yanguas et Stupaczuk annonce une demi-finale explosive.

Galán et chingotto : une machine infernale en marche
Pendant que Coello et Tapia peinent à retrouver leur niveau d'excellence, Ale Galán et Fede Chingotto continuent leur chevauchée sans partage. Invaincus depuis Cancún, ils ont pulvérisé Paquito Navarro et Fran Guerrero (6-1, 6-0), confirmant leur suprématie actuelle. La paire hispano-argentino-argentine a transformé le court belge en leur terrain de jeu personnel, profitant d'une surface idéale pour le jeu de jambes de Chingotto et la puissance de frappe de Galán.
Leur prochain adversaire, Augsburger et Lebrón, n'auront que peu de marge de manœuvre. Après une semaine mitigée, marquée par une élimination précoce en Égypte, ils devront puiser au plus profond d'eux-mêmes pour espérer déstabiliser la machine à gagner Galán-Chingotto, qui semble sur le point de s'emparer du trône du padel mondial. La bataille s'annonce épique, et la hiérarchie risque bien de s'accélérer.
La statistique qui parle d'elle-même : Galán et Chingotto ont concédé seulement un jeu à Navarro et Guerrero, un chiffre qui illustre parfaitement leur domination actuelle et la pression qu'ils exercent sur leurs adversaires.
