Bilbao, un remate en terres basques
Pello Bilbao, à 36 ans, affûte ses armes pour deux épreuves majeures : le Gran Premio Miguel Indurain et l’Itzulia. Un retour sur ses terres promises d’un défi de taille.

Un défi d’endurance au cœur des pyrénées
Le calendrier de ce printemps lui offre un double rendez-vous dans son bastion familial. Le Gran Premio Miguel Indurain, le 4 avril, s’annonce comme un examen brutal, 205 kilomètres avec plus de 3 700 mètres de dénivelé positif. Un véritable test de résistance, où la sélection devra être impitoyable, notamment au niveau du col d’Ibarra. Ce passage, crucial, déterminera les prétendants à la victoire. Bilbao devra compter sur le contrôle de son équipe, le Bahrain Victorious, et l’apport de Jakob Omrzel, jeune révélation du squad, pour naviguer dans ces eaux troubles. La première crible se jouera probablement au col de Guirguillano – un véritable gouffre – avant que la victoire ne soit disputée dans un final nerveux.
L’Itzulia, qui débute le 6 avril, s’annonce tout aussi exigeante : 810 kilomètres et 16 404 mètres de dénivelé cumulé. La étape reine à Eibar sera, sans aucun doute, le point de bascule. Le team, renforcé par Rainer Kepplinger à la place d’Omrzel, se concentrera sur Antonio Tiberi, co-leader, pour une course qui ne laissera aucune chance au repos. Bilbao, lui, ne compte pas se faire d’illusions : « Courir sur ses terres, c'est quelque chose d'unique. Rien ne se compare à la compétition où le cyclisme est si important pour les gens », confie-t-il. Il vise le podium, et il est prêt à tout donner pour l'atteindre.
Le Bahrain Victorious assemble un bloc solide, avec des coureurs de qualité comme Santiago Buitrago, Attila Valter, Alberto Bruttomesso, Roman Ermakov et Oliver Stockwell. Ils seront le rempart contre les échappées et le soutien indispensable à Bilbao pour mener à bien cette semaine intense. Une semaine qui, pour le Vizcaïn, ne représente pas seulement une opportunité de succès, mais un hommage à son héritage cycliste.