Betis : l'europe, dernier espoir face à la morosité ligue ?

Séville tremble. Alors que le betis se qualifiait pour les quarts de finale de l'Europa League en effaçant le traumatisme de la défaite en Grèce, la réalité est implacable : en Liga, les Verdiblancos sont en panne sèche. Six matchs sans victoire, une série aussi amère que celle vécue sous le mandat de Pellegrini, et une inquiétude palpable dans les rangs andalous.

Un printemps morose qui fragilise les ambitions

Un printemps morose qui fragilise les ambitions

Il y a encore quelques semaines, un supporter du betis aurait signé les yeux fermés pour se retrouver en avril à la cinquième place de la Liga, avec une qualification en vue pour les quarts de finale de l'Europa League. Mais le football est un maître imprévisible. Le niveau d'exigence imposé au club ces dernières années pèse lourdement, et la mauvaise passe actuelle s'inscrit dans un contexte prégnant : le betis, autrefois flamboyant, semble avoir perdu de son éclat. Le match nul sans but contre l'Espanyol, samedi dernier, a sonné comme un nouveau glas, égalant la pire série de matchs sans victoire en Liga sous Pellegrini.

Quatre nuls à domicile, deux défaites à l'extérieur : un bilan de seulement quatre points sur dix-huit possibles. Cette série, bien que ne reléguant pas encore le betis en dehors de la zone européenne, a ravivé les espoirs de concurrents comme Celta Vigo, la Real Sociedad, voire même le Getafe. Ces équipes, longtemps à la traîne, rêvent désormais de détrôner les Andalous et de s'emparer d'une place qualificative pour la Ligue des Champions, un objectif autrefois inaccessible.

La remontée européenne comme bouée de sauvetage

Depuis la victoire face au Mallorca fin février, le betis n'a plus connu la joie de la victoire en Liga. Seule l'Europa League a offert un répit, avec cette incroyable remontée face au Panathinaïkos, permettant au club de se qualifier pour la première fois de son histoire pour les quarts de finale de cette compétition. C'est donc vers le continent que Pellegrini se tourne, espérant que cette dynamique positive puisse se répercuter sur le championnat.

L'histoire se répète. À plusieurs reprises au cours de la saison, l'Europa League a servi de refuge à Pellegrini, permettant à son équipe de se ressaisir après des périodes de doute. Un succès face à Utrecht après deux nuls en Liga, une victoire contre le Dinamo Zagreb après un lourd revers face au Barça, un autre face au Feyenoord après une défaite à Alaves : l'Europe semble être le terreau fertile où le Betis retrouve ses esprits.

Ce mercredi, le Betis affrontera le Sporting Braga, à l'extérieur, dans un match crucial pour la qualification en demi-finale. L'objectif est clair : transformer ce déplacement en un point d'inflexion, une étincelle capable de ranimer la flamme d'une équipe qui semble avoir perdu de sa vigueur. Avec huit matchs de Liga et autant en Europa League à disputer en un peu plus d'un mois, la saison du Betis se joue désormais à ce rythme effréné. Le retour de blessés comme Antony, Cucho, Junior, Bakambu, Deossa et Riquelme pourrait être le catalyseur d'un dernier effort décisif. L'heure est à la mobilisation générale, car le Betis ne veut pas laisser échapper une année riche en promesses.