Atlético : le génie de griezmann éblouit, même face à flick
Madrid rugissait, mais pas pour les raisons attendues. Alors que l'ombre du doute planait sur l'attitude de l'Atlético face à la Liga, les critiques s'élevant à cor et à cri depuis l'extérieur du club, Simeone a vu ses joueurs, même diminués, offrir une résistance farouche au Bayern de Flick. Une défaite amère, certes, concédée sur un but litigieux en toute fin de match, mais qui dissipe les craintes d'un abandon de la course au titre.

La rage de combattre, adn de simeone
L'Atlético n'a pas livré un match parfait, loin de là. Mais ce qui importe, au-delà du résultat, c'est cette capacité inébranlable à se battre, à honorer le maillot, quitte à subir l'adversaire. Un héritage de Simeone, un gène qu'il a infusé dans cette équipe, la rendant imperméable aux considérations tactiques et aux enjeux extérieurs. L'attitude, justement, celle qui était tant questionnée, fut exemplaire. L’équipe B, voire C, s'est montrée digne de son nom, plantant des mines face à un Bayern affaibli mais toujours redoutable.
Lamine Yamal, lui, continue de fasciner. Sa simple présence sur le terrain perturbe les défenses adverses, et malgré les efforts de Ruggeri, personne n'a encore réussi à le neutraliser complètement. On se souvient d'une tentative de crochet, contrée avec une intelligence tactique, et d'une frappe sur le poteau, signe d'une créativité débordante. Il attire les défenses, crée des espaces, distribue des passes lumineuses. Un véritable cauchemar pour ses adversaires.
Griezmann, un adieu en apothéose. Le départ pour la MLS est acté, un choix assumé depuis la prolongation de l'an passé. Mais avant de quitter le navire, Antoine ne compte pas se contenter de jouer. Il veut briller, laisser une dernière empreinte indélébile. Ses gestes, ses passes, sa magie, tout concourt à sublimer ce dernier chapitre de son aventure rojiblanca. On ne peut que se demander si, après une telle performance, il n'aurait pas pu reconsidérer son choix.
Et soudain, Lenglet. Après une saison difficile et des critiques acerbes suite à des erreurs coûteuses, le défenseur central, contraint de remplacer un titulaire, a réalisé une prestation remarquée, offrant une passe décisive à Giuliano depuis sa propre moitié de terrain. Ses anciens coéquipiers du Barça, eux, ont pu regretter de l'avoir laissé partir si tôt. Un pied toujours aussi sûr, une vision du jeu intacte.
Enfin, un point important : le club ne s'est pas détourné de sa cantera. Avec Morcillo et Taufik appelés en renfort, on dénombre désormais cinquante joueurs issus du centre de formation ayant eu l'opportunité de fouler la pelouse sous les ordres de Simeone en quatorze années. Même ceux évoluant dans les équipes de jeunes, comme le milieu de terrain appelé en pré-saison à l'âge de quinze ans, se retrouvent à côtoyer des joueurs de l'envergure de Pedri.
