Asencio : le coup de blow de guardiola et le silence glacial de arbeloa
Le 11 mars, le ‘cas Asensio’ s’est affolé en silence. Le pivot madrilène, relégué sur le banc face au City, a immédiatement exprimé son mécontentement au technicien, un malaise qui allait se cristalliser quelques jours plus tard.
Un match de champions compromis, une colère contenue
L'effort colossal d'Asensio, effectué trois jours auparavant contre Séville pour se présenter dans les meilleures conditions au choc européen face au Benfica, n'avait pas été récompensé par une titularisation. Arbeloa, face à la double blessure de Militao et Alaba, avait choisi Huijsen, un choix qui a immédiatement mis le feu aux combines avec le jeune central.
Le Real Madrid est arrivé à Vigo lourdement affaibli, le cœur de sa défense démantelé. La situation était critique : les deux leaders blessés et Huijsen, suspendu. Asensio, malgré une contusion cervicale importante subie contre Benfica, a fait preuve d'une volonté inébranlable, s'imposant à nouveau au poste de milieu de terrain, associé à Rüdiger. La blessure, comme la fracture de tibia, avait été assumée avec une détermination presque suicidaire, le tout dans l’optique de préserver l’équipe.
Malgré cette titularisation forcée, Asensio s’est retrouvé sur le banc face au City, un affront qui a exacerbé la tension avec Arbeloa. Cette frustration allait s’amplifier quelques jours plus tard, avec une titularisation contre l’Elche, immédiatement suivie d'une exclusion du planning de déplacement pour Manchester et, finalement, une nouvelle absence lors du derby.

Rüdiger, arbeloa et le protocole inviolable
La tension était palpable, visible dans le regard de Rüdiger. Le défenseur allemand, inflexible dans son approche, s'était éloigné du match face au City, se concentrant sur la préparation de la réception du City à l'Etihad. Ce changement de plan a dérangé profondément le tacticien allemand, qui, soucieux du respect de son programme de récupération physique, ne voyait pas d'intérêt à intégrer le jeu en urgence. Arbeloa et Rüdiger, tous deux obsédés par les détails, ont vu leur relation se tendre, une friction qui a fini par éclater dans les couloirs du Bernabeu.
Le ‘cas Asensio’ a dépassé le cadre du bureau d’Arbeloa, s’implantant dans le vestiaire. L’absence répétée d’Asensio, malgré son entraînement régulier, a attiré l'attention sur sa vie nocturne, alimentant des rumeurs infondées de manque de professionnalisme. Le joueur, conscient de la controverse, a finalement choisi de s'excuser auprès de ses coéquipiers, une démarche qui n'a pas suffi à le ramener dans le planning de déplacement. Arbeloa, inflexible sur les indisciplines, exigeait une excuse publique, une reconnaissance de la faute avant toute considération. Le silence d'Asensio, alors, était une forme de défi.
La situation s’est enquillé, Asensio refusant de reconnaître son erreur. « Quelqu’un a quelque chose à dire ? » a lancé Arbeloa lors d’un entraînement, un appel à la responsabilité qui a été ignoré. Le technicien est intransigeant sur les manquements, considérant ces derniers comme une question de respect au sein du groupe, plutôt qu’une dispute personnelle. La pression s’accentue, et le Real Madrid est confronté à un dilemme : une star en colère et une gestion de crise délicate. Le regard se tourne désormais vers le match contre le Mallorca, où Asensio, malgré ses titularisations, devra se contenter d'un rôle à l'ombre. La fin du ‘culebrón’ semble, pour l'instant, loin d'être éclose.