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Alavés : la dépendance offensive menace la survie

Un point arraché à Osasuna, mais un point qui ressemble surtout à un sursis temporaire pour l'Alavés. Loin d'assurer une marge de sécurité cruciale face aux relégations, le match nul à Mendizorroza confirme une réalité bien plus préoccupante : la fragilité défensive et la dépendance excessive envers un duo offensif.

Le spectre de la relégation plane toujours sur vitoria

Le spectre de la relégation plane toujours sur vitoria

Quique Sánchez Flores avait affûté ses ambitions : grappiller cinq points d'avance avant de se frotter à Anoeta et au Santiago Bernabéu. Mais après cette rencontre, le coussin de sécurité n'est plus que de trois unités. Une maigre protection face à la pression croissante et à une défense aussi perméable. Quinze matchs consécutifs encaissant des buts, voilà un bilan alarmant qui hante les esprits.

Toni Martínez et Lucas Boyé, les seuls véritables espoirs offensifs, ont encore brillé hier. Leur entente est indéniable, et leur contribution aux succès de l'Alavés en 2026 est stupéfiante : 72 % des 18 buts inscrits portent leur empreinte. Une statistique qui révèle une dépendance presque totale, puisque aucun autre joueur ne compte plus de deux réalisations.

Martínez, lui, semble avoir trouvé la netteté qui lui manquait. Après un doublé salvateur à Balaídos, il a récidivé, marquant un but important juste avant la pause et provoquant un penalty transformé par Boyé dans les dernières minutes. La polémique autour de son manque d'efficacité en première moitié de saison s'est évanouie, laissant place à un attaquant en pleine confiance.

Boyé, malgré une arrivée entrecoupée de fascéite plantaire, a également répondu présent, inscrivant son dixième but de la saison et soulignant sa valeur inestimable pour l'équipe. Le contraste est saisissant : une défense incapable de maintenir son propre filet inviolable et une attaque capable de pimenter le score, même dans les situations les plus compliquées. La question est désormais de savoir si cette équation fragile suffira à maintenir l'Alavés à flot.

L'Alavés se raccroche à son attaque, mais la réalité est implacable : un système aussi déséquilibré ne peut survivre éternellement. La marge de manœuvre est mince, le chemin vers la sécurité semé d'embûches. Et le spectre de la relégation plane, menaçant de gâcher les efforts de ces attaquants décisifs.