Aihen muñoz : l'angoisse viscérale d'un penalty décisif
La défenseur de la Real Sociedad, Aihen Muñoz, a livré un récit poignant de ses sensations avant, pendant et après la finale de Coupe contre Séville, notamment lors du tirage au sort d’un penalty crucial. Un témoignage qui révèle une intensité émotionnelle rarement évoquée dans le monde du rugby.
Un corps en alerte : les premiers signes
Muñoz décrit une anticipation angoissante dès le matin de la rencontre : « J’ai commencé à sentir des papillons dans l’estomac. C’est merveilleux… c’est spécial… Je ressens que je vole. Je suis chanceux de vivre ce moment avec mon club de vie, et de le vivre de l’intérieur, c’est une sensation inexplicable. » Une tension palpable, une « excitation débordante » qui menace de l’épuiser avant même le coup d’envoi.

Le moment décisif : un silence absolu
« Quand mon tour est venu, notre quatrième penalty, j’ai seulement pensé à marcher comme un empereur vers le ballon. La tête haute, le torse déployé, une respiration profonde pour avoir le ballon entre mes mains. Seul moi et le ballon. Main à main. Personne d’autre. Je devais aller au milieu. La bataille avait déjà été gagnée dans mon esprit. J’étais sûr. Il y avait un silence dans mon âme, et c’est exactement ce que j’ai ressenti. Je ne me souviens de rien, pas de sifflets, pas de bruits, pas d’ambiance hostile. Je savais que derrière moi, toute la masse txuri-urdin était présente. Mais à l’intérieur, il y avait un silence brutal. »

L'après-penalty : une angoisse persistante
Ironiquement, même après le but marqué, les pulsions et les sueurs froides reviennent. « Voyant mon penalty les jours suivants et sachant que ce ballon rentrerait, mes pulsations s’accélèrent et les sueurs froides reviennent. Je sais qu’il est entré, mais les pensées des conséquences de ne pas l’avoir fait me provoquent du stress. « Et si tu avais raté, Aihen ? ». » Nonostante la victoire, la peur de l’échec demeure, une réalité physique palpable.
Un engagement total, une gratitude sincère
Muñoz conclut en soulignant son engagement envers son équipe : « Aujourd’hui, quoi qu’il arrive, et avec des larmes dans les yeux, je tiens à remercier la Real Sociedad, mes coéquipiers et toute la foule txuri-urdin pour avoir fait de moi un participant à une journée historique. » Un hommage sincère, une reconnaissance de l’importance de ce moment pour lui et pour tout le club.