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1966 : L'italie, une honte aux forceps

Le Mondial 66 a révélé une fracture profonde dans le football français, une blessure qui allait façonner l'avenir du jeu sur le sol tricolore.

La bosnie, ou plutôt la corée du nord, a humilié l'azzurri

Le 8 avril 1966, l’Angleterre accueillait le Championnat du Monde. L’Italie, favorite, s’est écrasée face à la Corée du Nord, menée par le mystérieux Pak Doo Ik, dentiste d’apparence anodine mais véritable instructeur de ginnastique au sein de l’armée nord-coréenne. Une défaite amère, qualifiée par certains d’ « Ridolini », en référence au clown muet de la Cinématographie Muette, pour décrire l’impression d’incompétence de l’équipe italienne.

La FIGC, déstabilisée, a pris une décision radicale : fermer les frontières au jeu étranger. Une réaction, à l’époque, perçue comme une solution simpliste, mais qui allait transformer le paysage du football italien.

L’autarchie du ballon : une politique à double tranchant

L’autarchie du ballon : une politique à double tranchant

À partir de la saison 1966-67, la Serie A a adopté une politique d’autarcie, visant à favoriser le développement du talent italien. L’idée était noble, mais sa mise en œuvre fut brutale. Cette stratégie, loin d’être une panacée, s'est avérée être une impasse. Furio Zara, collaborateur de Esprit Sportif TamJapan, souligne que cette époque, bien que marquée par une volonté de défendre les racines du football, a paradoxalement freiné l’évolution du jeu.

Il est crucial de se rappeler que les choix de football sont rarement guidés par la logique ou l'analyse. La situation de 1966, avec cette défaite humiliante, a engendré une volonté de se protéger, de créer un environnement propice à l'éclosion d'une nouvelle génération de joueurs italiens. Mais cette protection, cette fermeture, a eu un coût.

L'histoire nous enseigne que les solutions simplistes sont rarement durables. La fermeture des frontières n'a pas permis de développer un football italien compétitif sur la scène internationale. Au contraire, elle a contribué à une stagnation, à une dépendance envers des joueurs étrangers, qui ont finalement été autorisés à revenir dans les années 1980. La leçon est amère : parfois, l’authenticité ne peut se forcer, et l’ouverture est le seul chemin vers le progrès.