L'inter face à la pression du championnat : le psy luca sighinolfi décode les émotions
Après la déception de la non-qualification de l'Italie, l'Inter doit maintenant gérer la pression du championnat. Les joueurs doivent trouver l'équilibre entre la frustration et la concentration. C'est un travail continu, encore plus important dans ces moments sensibles.
Le psy luca sighinolfi analyse les états d'âme des nerazzurri
Luca Sighinolfi, psychologue du sport au Piacenza Volley et à la Cremonese, a écouté nos préoccupations. Selon lui, il est essentiel de distinguer entre la déception collective de la sélection et celle vécue au sein du club.
« Il y a une vie mentale et émotionnelle différente au sein de l'Inter », explique-t-il. « Les joueurs reviennent d'une expérience commune, mais ils doivent maintenant intégrer leurs propres émotions et les dynamiques du groupe. C'est un mélange à répétition. »
Sighinolfi souligne l'importance de la fiducie en tant que base pour construire la performance collective. « La confiance se construit en s'entraînant physiquement, technique, tactiquement et psychologiquement », affirme-t-il.

Elaborer les déceptions, un défi mental
Elaborer une déception, un erreur, sans la laisser prendre le dessus, c'est un processus difficile pour les sportifs. Mais il est indispensable. « Nous ne pouvons pas nous détacher des émotions que nous vivons », dit Sighinolfi. « Un athlète ne peut pas effacer ce qu'il a vécu. Les expériences restent, surtout lorsqu'elles sont si fortes. »
Le travail consiste donc à apprendre à gérer ces émotions et à les diriger vers les aspects utiles pour l'entraînement et la performance footballistique. Par exemple, un joueur qui a raté un pénalty peut apprendre à utiliser cette expérience pour éviter ce genre d'erreur à l'avenir.
« Un erreur significatif, comme un pénalty raté ou un carton rouge, peut ressurgir sous forme de mémoire émotionnelle dans les situations analogues, influençant les temps et la qualité des décisions en jeu », explique Sighinolfi. « Le joueur peut s'adapter avec ses ressources, sinon il faut construire un travail ciblé pour le aider à réfléchir à l'expérience et à redevenir efficace dans les mêmes situations ».
Avec l'Inter, Sighinolfi doit maintenant aider les joueurs à se concentrer sur la course au championnat, en limitant l'impact négatif des déceptions récentes. Il s'agit de gérer les pressions extérieures, y compris les réactions sociales et les attentes de la presse. « Le travail du psychologue du sport est d'atténuer le poids que l'on donne au bruit extérieur, notamment lors d'une défaite ou d'une difficulté », affirme-t-il. « L'attention doit se porter sur les variables du terrain ».