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Rome : la patience des supporters romaine est à bout

La capitale italienne est en ébullition. Après une déroute humiliante face à l'Inter, l'AS Rome est confrontée à une vague de colère sans précédent de la part de ses supporters, qui exigent des comptes et menacent de révolte à l'Olimpico. Le club et ses dirigeants sont dans la tourmente.

Les erreurs de recrutement pointées du doigt

L'échec de la saison romaine ne se résume pas à une simple défaite. Il s'agit d'une accumulation d'erreurs stratégiques qui ont conduit le club au bord du précipice. Les supporters ne digèrent pas les recrutements ratés, les renouvellements de contrats mal négociés et l'absence de direction claire. Le directeur sportif, Gianluca Massara, est particulièrement visé, les demandes de démission fusant de toutes parts sur les réseaux sociaux et les ondes radio. Le malaise est palpable, et l'atmosphère au sein du club est électrique.

L'absence de communication de Claudio Ranieri, autrefois adulé comme entraîneur, est également source d'amertume. Les tifosi se demandent où se trouve leur défenseur, leur porte-parole en cette période de crise. "Quand parle-t-il ? Qui nous défend ?", s'interrogent-ils, exprimant un sentiment d'abandon.

L'indignation se traduit également par des critiques acerbes envers certains joueurs, notamment Dybala et Dobvik, accusés de percevoir des salaires conséquents sans rendre des services à l'équipe. "Via Dybala et Dobvik qui ont pris l'argent sans jouer !", fulmine un supporter sur les réseaux.

Gasperini sous pression, l

Gasperini sous pression, l'avenir incertain

Mais la colère ne s'arrête pas aux dirigeants. L'entraîneur Gian Piero Gasperini est également dans le viseur des supporters, qui réclament son départ. Alors que le club avait investi massivement dans l'équipe, les résultats sont loin d'être à la hauteur des attentes. La comparaison avec Mourinho et De Rossi, rapidement limogés pour moins bonnes performances, alimente les critiques.

Le manque de vision tactique de Gasperini est pointé du doigt, ainsi que son incapacité à faire émerger les jeunes talents du centre de formation. La défense, autrefois solide sous Ranieri, a subi un effondrement spectaculaire, comme l'attestent les 16 buts encaissés lors du second acte de la saison, malgré 7 matchs encore à jouer.

Le vestiaire n'est pas épargné par la crise, avec des cadres comme Cristante, Mancini, Pellegrini et Celik, dont les performances déçoivent cruellement. Un tweet datant de 2016 annonçant l'arrivée de Cristante est même ressorti, ravivant les critiques.

L'appel au boycott du stade se fait de plus en plus pressant, avec des messages tels que "Basta andare allo stadio" (Assez d'aller au stade) et "Non ci meritano" (Ils ne nous méritent pas). La situation est critique, et la colère des supporters risque d'embraser l'Olimpico lors du prochain match face à Pisa.

La défaite face à l'Inter a ouvert une véritable boîte de Pandore, dont il sera difficile de refermer le couvercle. Le club doit agir rapidement pour apaiser les tensions et redresser la barre, sous peine de voir la saison sombrer définitivement.