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Coupe du monde 2026: amnesty international tire la sonnette d'alarme sur les risques aux états-unis

L'ambiance risque d'être glaciale, même avant le coup d'envoi. Alors que les États-Unis se préparent à accueillir la Coupe du Monde de la FIFA en 2026, Amnesty International met en garde contre des dérives inquiétantes en matière de droits humains, susceptibles d'affecter les supporters, les joueurs et les journalistes. La pression monte, et le DFB (la Fédération allemande de football) est également pointé du doigt.

Des contrôles aux frontières démesurés et une surveillance accrue des réseaux sociaux

Maja Liebing, représentante d'Amnesty International pour la région des Amériques, dénonce un climat de suspicion généralisée. Les supporters allemands pourraient faire face à des contrôles renforcés à l'entrée sur le territoire américain, incluant un examen minutieux de leurs activités sur les réseaux sociaux, à la recherche de signes d'antiaméricanisme. Un détail troublant : les personnes transgenres pourraient également être confrontées à des difficultés considérables, l'absence de reconnaissance officielle de leurs identités rendant leurs déplacements particulièrement complexes. L'intervention massive de l'ICE, l'agence américaine de contrôle de l'immigration, est déjà programmée, et, chose gravissime, aucune garantie n'a été obtenue auprès des autorités américaines ou de la FIFA quant à l'absence de possibles descentes de police.

L'ombre de Donald Trump plane sur l'événement. Si l'ancien président affichera une volonté de voir le tournoi se dérouler sans accroc, la question est de savoir ce qu'il entend par là. Liebing craint une volonté de contrôle total, une répression visant à étouffer toute forme de protestation. « Nous demandons une Coupe du Monde sans peur ni exclusion », insiste-t-elle, soulignant la divergence de vues entre sa vision et celle de l'ancien locataire de la Maison Blanche.

Le dfb attendu au tournant

Le dfb attendu au tournant

Alors que le débat sur les droits humains s'est quelque peu éteint depuis la Coupe du Monde au Qatar, Amnesty International rappelle au DFB ses responsabilités. L'organisation critique l'absence de prise de position claire de la Fédération allemande concernant la situation aux États-Unis, Canada et Mexique. « Nous espérons que le DFB se mobilisera davantage dans les semaines et les mois à venir pour défendre les droits humains et garantir le bon déroulement de cette Coupe du Monde. »

Les joueurs, quant à eux, ne sont pas considérés comme les principaux responsables, mais il est impératif de mettre en place un dispositif de protection solide pour les visiteurs du monde entier, les épargnant de possibles arrestations arbitraires, interdictions d'entrée et discriminations. L'avenir de la Coupe du Monde 2026 dépendra de la capacité des organisateurs à garantir un environnement sûr et respectueux des droits fondamentaux.