Neuendorf: le football, un front contre les valeurs
Le président de la Fédération DFB, Bernd Neuendorf, a brandi un couperet sur la dimension sociale du football, lors d’une intervention marquante devant l’ONU. Une prise de position sans équivoque face à la discrimination, au racisme et à l’antisémitisme, qu’il juge « déplorables et incompatibles avec les règles de l’humanité».
Une responsabilité historique inquiétante
Neuendorf n’a pas mâché ses mots, rappelant avec amertume la « partie sombre de l’histoire » du DFB, marquée par sa collaboration avec le régime nazi. Un passé qui, selon lui, persiste et dont il estime que « la mémoire s’estompe ». Il a dénoncé avec virulence les forces qui souhaiteraient que cette mémoire s’efface, appelant à une « plus grande clarté aujourd’hui et à l’avenir»: « Nie wieder! »

Au-delà des 90 minutes : un engagement profond
L’événement, organisé par les Nations Unies, le World Jewish Congress et l’ONG ‘what matters’, mettait en lumière la capacité du sport à lutter contre l’antisémitisme et la discrimination. Neuendorf, accompagné de Blask et Völler, avait déjà visité le Mexique pour examiner les initiatives de la fondation Egidius Braun. Il a souligné que l’exemple de Braun, « un homme qui a agi avec humanité, avec une humanité que nous devrions tous posséder », reste une référence incontournable.

La déclaration d’un président audacieux
« Nous devons, dans tous les domaines, affirmer notre engagement pour la diversité et la lutte contre toute forme d’exclusion », a-t-il déclaré. Ce n’est pas une simple rhétorique. C’est une déclaration de guerre aux idéologies qui cherchent à dénaturer les valeurs fondamentales du football. Le DFB, il le sait, porte le fardeau d’une histoire complexe et doit, désormais, incarner une vision claire : celle d’un sport ouvert, respectueux et solidaire. La priorité absolue est de préserver son rôle de vecteur de valeurs positives dans une société de plus en plus fragmentée. »n