Zverev, montagnes russes à monte carlo: un retour en force et un doute persistant
L’ombre du pluvieux match de province a longtemps plané sur Alexander Zverev. Mais à Monte Carlo, le numéro trois mondial a surmonté une première partie laborieuse pour arracher une victoire in extremis face à Cristian Garín. Une performance contrastée, marquée par des moments de lucidité fulgurante et des phases d’incertitude inquiétantes.
Un retour difficile sur sable
Le début de match a été une véritable torture pour le Haut-Bretagne. 6-4 au Chilien, Zverev semblait perdu, le regard cherchant désespérément les conseils de son père dans les tribunes. Un sentiment d’avoir creusé un trou trop profond, une référence évidente à la difficulté chronique du natif de Hambourg sur le gazon. Le retour sur son terrain de prédilection, pourtant, a redonné un élan à l’Allemand.

Le combat acharné, la victoire fragile
La bataille a été longue, 4 heures et 50 minutes d’un tennis intense. Zverev a d’abord dû se battre avec acharnement, se redressant après 0-4 et 2-5 dans le dernier set. Trois breaks consécutifs ont illuminé la fin de match, ponctuant une remontée haletante. « J’étais pas à mon niveau, honnêtement », a-t-il admis avec soulagement. « C’est important de gagner, quoi. »

Un huitième de finale à confirmer
Cette victoire, bien que précieuse, ne doit pas masquer les faiblesses manifestes du joueur. Son service, source de sa puissance, a été particulièrement fragile. La besace de sa raquette, une source de frustration évidente, a illustré son état d’esprit. Il devra impérativement s’améliorer pour affronter Zizou Bergs au prochain tour, un adversaire qui exige une performance bien plus solide. L’objectif ? Se mettre en jambes d’ici Roland-Garros, où la pression et les attentes seront à leur comble. Et surtout, se souvenir de la leçon de Monte Carlo : la patience, la persévérance et, parfois, un peu de chance.