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Dortmund : une victoire à stuttgart qui cache une réalité inquiétante

Borussia Dortmund a décroché une victoire à Stuttgart, certes, mais une victoire qui laisse un goût amer. Un 2-0 obtenu avec une efficacité clinique, mais au prix d'un jeu désespérément pauvre, soulignant les failles structurelles d'une équipe qui semble s'effondrer sous la pression.

Le manque d'audace offensive : un problème récurrent

Les chiffres sont impitoyables. Le premier tir cadré du BVB, un but de Karim Adeyemi, n'est survenu qu'à la 94e minute ! Un record de médiocrité qui illustre parfaitement l'absence totale d'initiative offensive pendant la majeure partie du match. Seulement 33% de possession, et un maigre 28% en première mi-temps. Où sont les idées ? Où est la volonté de prendre le jeu à son compte ?

Niko Kovac, le coach, a tenté de minimiser l'impact de cette performance désastreuse, évoquant un « sieg errkämpft » (victoire arrachée) et un « Quäntchen Glück » (soupçon de chance). Mais il est difficile de croire que le pragmatisme et le « faire le travail » puissent masquer indéfiniment les problèmes de fond. Le nouveau directeur sportif, Ole Book, aura certainement noté ces carences lors de son premier match assisté.

Le remplacement des joueurs a porté ses fruits, certes, mais ne saurait masquer la fragilité du dispositif.

Les discussions périphériques : un écran de fumée ?

Les discussions périphériques : un écran de fumée ?

Les questions légitimes concernant le futur de Nico Schlotterbeck ou la célébration provocante d'Adeyemi devant la tribune des supporters de Stuttgart ne sont que des distractions. Ces débats, bien que légitimes, permettent de détourner l'attention des véritables enjeux : la perte de repères, le manque de créativité et le déclin de la confiance d'une équipe autrefois redoutable.

La défaite contre les Bavarois a laissé des traces, et l'absence de perspective de victoire dans les autres compétitions (Coupe d'Allemagne, Ligue des Champions) a engendré un relâchement palpable. Deniz Undav a évoqué la qualité intrinsèque de l'équipe, mais elle est restée largement invisible sur le terrain. La mentalité, vantée par Kovac, ne suffit pas à masquer l'absence de jeu.

Ole Book, fraîchement nommé, aura une tâche ardue : redonner à Dortmund une identité, un style de jeu et surtout, une capacité à dominer ses adversaires. Le chemin sera long et semé d'embûches, mais il est impératif de repartir de la base. La patience des supporters, déjà à rude épreuve, pourrait vite s'épuiser si la situation ne s'améliore pas rapidement.

Le BVB a certes décroché sa qualification pour la Ligue des Champions, mais ce succès ne doit pas masquer la nécessité d'une reconstruction profonde. Le futur de Dortmund dépendra de la capacité d'Ole Book à transformer en profondeur un effectif qui, pour l'instant, ressemble davantage à un puzzle brisé qu'à une machine de guerre.