L'italie, terre d'accueil pour les footballeurs étrangers
Considéré comme l'un des championnats les plus compétitifs d'Europe, le football italien voit ses clubs acquérir de plus en plus de joueurs étrangers. Depuis la saison 2017-2018, la proportion de joueurs étrangers dans le championnat de Serie A a vu sa part augmenter inéluctablement, atteignant désormais 69,1%. Aucun autre championnat européen ne parvient à rivaliser avec cette proportion, sauf la Premier League anglaise (75,4%) et la Primeira Liga portugaise (73,8%).

Une raison simple explique cette tendance
La raison de ce phénomène est à trouver dans le système de garanties financières mis en place par la Fédération italienne de football (Figc). Les clubs italiens qui effectuent des opérations de transfert doivent fournir des garanties fideiussières, qui peuvent être considérées comme très onéreuses. Cela dissuade les clubs, notamment ceux appartenant à des propriétaires étrangers, de faire des achats en Italie.
Pour compenser ces coûts, les clubs italiens ont donc tendance à acquérir des joueurs auprès d'autres clubs, également étrangers, qui ne sont pas soumis à ces mêmes garanties. Ainsi, en cette saison, on a compté 108 achats de joueurs effectués par des clubs étrangers en Serie A, contre 68 opérations internes.
La situation n'est pas nouvelle, mais elle s'accélère. Entre 2020 et 2025, les clubs italiens ont dépensé 5,2 milliards de dollars de transferts internationaux, ce qui les place derrière les clubs anglais (5,8 milliards) mais devant ceux de France (4,6 milliards), d'Allemagne (4,5 milliards) et d'Espagne (3,6 milliards), selon les données de la Fifa.
Le président de la Ligue calcio Serie A, Ezio Simonelli, a déclaré à la Gazzetta dello Sport que son objectif était de rendre les conditions de transfert plus équitables entre les opérations nationales et internationales. Il souhaite éliminer ou au moins atténuer les garanties fideiussières, ce qui pourrait être réalisé en créant un consortium de garantie, comme l'Istituto per il Credito Sportivo.