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La serie a, un champignon étranger

Les étrangers continuent de dominer le marché des transferts en Serie A, avec 69% des joueurs présents en championnat étant originaires de l'extérieur. Cette tendance ne fait que saccentuer, passant de 55,2% en 2017-2018 à 69,1% cette saison.

La raison derrière cette étrangerisation

La cause de ce phénomène réside dans les complexes mécanismes de financement italiens. Les clubs qui souhaitent réaliser des transactions entre eux doivent garantir leurs dettes envers les autres équipes avec des fideïssions coûteuses, qui peuvent représenter jusqu'à 100% du montant des dettes. Cela rend les transactions internes très onéreuses et dissuade les clubs, notamment ceux ayant des propriétaires étrangers, de conclure des accordés.

Au contraire, les clubs étrangers n'ont pas ces mêmes contraintes, ce qui les rend plus attrayants pour les dirigeants italiens. En 2020, les clubs italiens ont dépensé 5,2 milliards de dollars pour acquérir des joueurs étrangers, contre 4,6 milliards pour les clubs français, 4,5 milliards pour les allemands et 3,6 milliards pour les espagnols.

Une solution pour corriger ce déséquilibre

Une solution pour corriger ce déséquilibre

Le président de la Ligue Calcio Serie A, Ezio Simonelli, estime que les conditions devraient être plus équitables entre les transferts nationaux et internationaux. Il propose la création d'un consortium de garantie pour rendre les fideïssions moins onéreuses. Cette idée a été discutée avec le ministre des Sports, Andrea Abodi, qui partage les mêmes objectifs.